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Monza Races 11&12 - 24-26.09.2010

Vendredi:

Nous sommes arrivés la veille et avons été faire le tour du circuit à pied avec mon team manager. Le circuit fait quand même 5.8 km, mais cela en valait la peine car on se rend compte de plein de choses à pied que l’on ne voit pas forcément en voiture.

Pour le premier test, j’ai dû rôder les plaquettes de freins les premiers tours, ce qui m’a permis de me réadapter à la voiture et au circuit.

J’avais déjà fait un test l’année passée sur ce circuit, mais la voiture était très difficile et délicate à piloter, tandis que cette fois-ci, elle était parfaite. Un équilibre parfait. Donc la voiture de l’année passée était très mal réglée.

Pour le premier run, je me suis familiarisé avec le circuit et j’étais près d’une seconde plus rapide que mes adversaires.

On a continué à faire les run disponibles tout au long de la journée. Je m’améliorais, mais mes adversaires aussi, et ils commençaient à gagner du terrain.

Pour le dernier run de la journée, le ciel s’était couvert et il était 17h. J’ai fait une erreur, comme tous les pilotes, j’ai gardé ma visière teintée. Dans les derniers tours du run, on ne voyait presque plus rien. On roulait avec les feux de pluie et on distinguait à peine les panneaux de freinage. Je ne voyais même plus les informations sur mon tableau de bord. Je voyais uniquement les lumières pour le changement de vitesse. On avait en plus de cela mis des pneus neufs. On était rapide, mais on avait le deuxième temps pour 1 dixième et les autres concurrents étaient très proches. Une fois qu’on est rentré au pit, il a commencé à pleuvoir et cela ne s’est pas arrêté jusqu’au lendemain en fin de matinée.

Samedi:

Les qualifs se déroulaient à 11h, et il pleuvait encore. On est donc parti en pneus pluie, et durant les premiers tours, on ne voyait absolument rien quand on était derrière une autre voiture. Dans la descente avant Ascari, on ne distinguait même pas le pont, et où la piste s’arrêtait. Malgré cela, j’ai réussi à avoir le meilleur temps et la pole. J’étais la seule BMW sous la barre des 2.20.00. J’ai fait 2.19.899 et le deuxième a fait 2.20.2. Mon adversaire direct au championnat était 5ème à plus de 2.5 seconde.

La course se déroulait sur le sec vers 16h30. Le soleil sortit vers 11h30 et sécha bien la piste. Pour cette dernière course, on roulerait comme au Nürburgring, avec les formules gloria et les Renault. Nous serions 33 pilotes sur la piste. Et comme au Nürburgring, on aurait 2 départs.

Le premier départ fut donné, et une fois que toutes les autres formules avaient passé la première chicane, on partait. J’ai tenté de refaire le même départ qu’à Hockenheim et à Magny-cours, mais il était un peu moins bon. Néanmoins, j’ai réussi à rester premier à la première chicane. Mais en arrivant à la deuxième, je suis arrivé trop vite et pour ne pas couper la chicane, j’ai dû vraiment ralentir. J’ai été pénalisé à la sortie car un de mes adversaires m’a dépassé avant Lesmo 1, puis deux autres dans la ligne droite avant la parabolique. Toute la course, j’ai changé de position entre premier et 4ème. Presque à chaque tour, il y avait un changement de position à cause de l’aspiration.

Dans le dernier tour, à la sortie de Lesmo 2, le premier a fait une erreur et est sorti large. J’ai donc pu lui prendre l’aspiration avant Ascari et vraiment être près à la sortie d’Ascari. Je lui ai pris l’aspiration et me suis déporté sur la gauche. J’avais vu dans mon rétroviseur que le 3ème tentait un dépassement sur la droite. On s’est retrouvé à 3 de front à la parabolique et moi tout à l’extérieur. Celui du milieu a freiné pour ne pas être pris en sandwich. Puis celui tout à l’intérieur a freiné plus tard et m’est passé devant, mais j’ai réussi à décroiser et à me porter à l’intérieur dans le virage de la parabolique. Puis comme peut-être certains d’entrevous l’ont vu, l’incident entre Schumacher et Barichello, et bien j’étais Barichello. Le pilote a donné un coup de volant m’obligeant à passer par de la ligne blanche. (on recevait un pénalité si on la dépassait, mais si la direction de course voyait que l’on avait été poussé, c’est l’autre pilote qui recevrait la pénalité.) puis il a donné un autre coup de volant et je suis passé à raz le mur. A près de 20 cm à 210kmh. Et il avait fini premier et moi deuxième. J’étais tellement énervé contre la manoeuvre de ce pilote, et la dangerosité de cette action que je n’ai même pas pensé au championnat. J’étais champion car j’avais fini devant mon adversaire direct qui était 4ème.

En rentrant au pit, j’ai été voir mon team manager et on est monté à la direction de course. On nous a annoncé que le podium se ferait le lendemain à cause de cette histoire. Finalement, après avoir vu les vidéos à la direction de course, le pilote a écopé de 20 secondes de pénalité, et de ce fait s’est retrouvé 9ème, car les 5 premiers ont finis en 2 secondes. Le pilote a posé un contre protêt et finalement nous avons appris le lendemain matin, qu’il avait été disqualifié de la course et écoperait de 10 places sur la grille. Mais on avait quand même remporté le titre de champion Lista.

Dimanche:

Après l’incident de la veille, je savais qu’il se passerait quelque chose. Je suis parti pour faire mes qualifs, et le pilote qui m’avait poussé contre le mur la veille, s’est positionné derrière moi durant toute la qualif et une fois m’a dépassé avant la deuxième chicane puis m’a serré et forcé à mettre deux roues dans l’herbe. Ensuite, il a coupé la chicane et a fortement ralenti pour me relaisser passer. Puis, il y eu un drapeau rouge, en rentrant au pit, il m’est violemment rentré dedans, explosant ma crash box. La voiture accidentée était dans la parabolique. J’ai donc ralenti en plus de cela pour rentrer au pit et c’est là qu’il m’est rentré dedans. Normalement, quand il y a un drapeau rouge, on est censé ralentir et maintenir une distance de sécurité. Ce que ce pilote n’a absolument pas fait.

Une fois le drapeau rouge levé, on est reparti pour quelques tours, et j’ai signé le troisième temps. Le pilote qui m’est rentré dedans avait signé la pole, mais ayant écopé de 10 places de pénalité, il partait 11ème, et moi deuxième. En plus, au rentrant au stand, j’ai tenté de m’expliquer avec lui, mais son manager est arrivé et m’a dit que cela se réglait sur la piste pas dans les box. Finalement en voyant que la situation commençait à être particulièrement tendue, l’organisation nous a donné un nouveau briefing et cette fois c’était très clair, il fallait qu’on se tienne à carreaux. Le moindre incident serait sévèrement puni, surtout après l’incident très dangereux de la veille.

Pour la course, c’était le même départ que la veille. Mais cette fois, j’ai roulé au départ avant que les lumière ne s’allument. J’ai de nouveau arrêté la voiture et une fois les lumière éteintes, je suis parti. J’ai réussi à prendre un très bon départ, et j’ai pu passer premier avant la chicane. Je savais que j’avais volé le départ. Etant fairplay, et en espérant que voyant que j’étais fairplay les commissaires ne me sanctionnerait pas, en revenant sur la ligne de départ je me suis mis à droite, j’ai laissé l’autre pilote me prendre l’aspiration et quand il était à côté, j’ai levé le pied pour le laisser passer, comme cela il n’y aurait pas de problème. En arrivant à la première chicane, au milieu de la chicane le troisième pilote et mon adversaire pour le championnat suisse m’ont assez fortement touché. Il ne l’a pas fait exprès (après discussion avec lui et rigolade) mais cela m’a quand même ralenti et je me suis retrouvé 5ème. À un moment, le pilote qui m’avait serré la veille m’a rattrapé. Je savais que la 6ème place me suffirait à être champion suisse, car il faudrait que mon adversaire finisse 1er et que je ne finisse pas la course pour que lui soit champion. Je voyais aussi que c’était relativement tendu et que c’était chaud dans les premières places. A un moment, le pilote qui m’avait serré la veille s’est fait déventer au freinage à Ascari, et il a tiré tout droit dans les graviers. Il s’est retrouvé derrière moi, puis il s’est sorti dans Lesmo 1 à cause d’un problème de direction. Dans le dernier tour, le pilote qui avait la pole s’est retrouvé 4ème, il a loupé le freinage de la première chicane. Il a dû tirer tout droit et zigzaguer dans la chicane qui est en place au cas où on coupe. J’ai pu le passer à la sortie, à la ré accélération. J’ai fermé les portes pour l’empêcher de passer, et j’ai terminé 4ème. Je savais que j’avais le titre de champion suisse de monoplace. J’étais vraiment super content. Pour fêter cela, j’avais été demander à la direction de course si je pouvais faire un donut pour fêter mes titres, et j’ai eu l’autorisation. Donc je l’ai fait dans la deuxième chicane sur la grande place. Je suis rentré tranquillement au stand. On avait donc les deux podiums à la suite. Donc celui de la deuxième course en premier, puis celui de la veille. Pour le premier podium, j’étais 4ème. Et pour le podium où j’étais premier, j’ai demandé à mon équipe de monter sur le podium avec moi, car je n’étais pas seul à remporter le titre. Mon équipe y est pour beaucoup.

C’était un weekend vraiment fantastique, mais je pense que la première course était l’une des plus dure et une des plus intense de ma vie. Je tiens à remercier du fond du cœur toute mon équipe, et en particulier mon mécanicien et mon team manager sans qui je n’aurai pas pu avoir la saison que j’ai eu et le fait d’avoir les deux championnats. Donc un immense merci, et je tiens également à remercier tous les gens qui m’ont soutenu tout au long de ma carrière et surtout cette année. Cette année, j’ai marqué 189 points tandis que l’année passée, je n’ai marqué que 6 points. La seule chose qui n’ait pas changé, c’est moi. Donc, encore une fois, un immense merci à toute mon équipe pour cette magnifique saison !!!

M i c h a e l 

                                                       Thanks for the wonderful season !


Magny-Cours Races 9&10 - 07-08.08.2010

  Jeudi:

Nous sommes arrivés la veille car nous devions faire des test aujourd’hui.

Il faisait assez couvert le matin, et on ne savait pas trop si il allait pleuvoir ou pas. Mais au fil de la journée, le ciel s’est dégagé. Nous avons fait les 5 runs possibles durant la journée. Le seul problème de cette journée fut le trafic sur la piste. Il était difficile de faire un tour sans rencontrer une voiture. Ce fut néanmoins une bonne journée, car à la fin de celle-ci nous avons mis des pneus neufs. Les pneus neufs nous donnent une bien meilleure adhérence sur la piste et comme il y a des virages et des chicanes très rapides, je peux aller encore plus vite qu’avec des pneus usés. De plus, dans ce run, qui était le dernier de la journée, nous devions être 5 voitures sur la piste. Ce fut donc très facile d’avoir un tour clair. A la fin du run, j’étais 1 seconde plus rapide que les autres concurrents qui avaient également mis des pneus neufs plus tôt dans la journée. J’étais donc très content de cette journée.

Vendredi:

Cette fois-ci il y avait moins de monde sur la piste toute la journée. Nous étions divisés en plus de groupes ce qui était vraiment mieux. Nous avons fait vraiment beaucoup de roulage durant cette journée, surtout pour prendre confiance dans les virages et les chicanes très rapides. Nous avons encore passé un train de pneus neufs dans le dernier run de la journée pour que je sois vraiment en confiance avec la piste et la voiture pour le lendemain aux qualifs. Cette fois-ci, je n’étais qu’environ 3 ou 4 dixièmes plus rapide que mes adversaires avec des pneus neufs. Mais j’étais confiant pour le lendemain.

Samedi:

Pour les qualifs, qui avaient lieu vers 10h30, j’étais très confiant dans la voiture. Je savais qu’elle était bien réglée et que les 2 jours de tests que nous avions fait était vraiment utiles.

J’étais en tête des qualifs tout le long, et j’ai réussi a faire 1.45.7 plus de 5 fois en 12 tours. Donc j’étais vraiment très régulier. La pole et la deuxième place ainsi que la troisième se jouaient dans le même dixième. J’ai eu la pole pour 2 centièmes et évité la troisième place pour 8 centièmes. Nous étions les seuls sous la barre de la minute et 46 secondes.

Pour le départ, je partirai du côté propre de la piste. Et cette fois-ci, nous aurions un départ comme en F1, avec les 5 feux qui s’allument les uns après les autres, puis l’extinction complète des feux. J’étais allé voir le départ d'une autre course pour voir combien de temps allait durer les feux. J’étais étonné de voir qu’ils étaient assez rapides.

Je suis partit pour faire mon tour de chauffe, et me repositionner sur la grille. Je regardais attentivement les feux, et une fois éteints, je suis parti. Je me suis souvenu du départ que j’avais fait à Hockenheim. Et j’ai fait la même chose ici. Je suis vraiment bien parti. Mon adversaire direct au championnat était deuxième. Mais je n’ai même pas eu besoin de fermer la porte dans le premier virage, j’avais pris un très bon départ. J’ai seulement freiné à l’intérieur au virage au bout de la ligne droite pour me garantir de rester premier. Déjà après le premier tour, j’avais une demie seconde d’avance. Très vite, dans les premiers tours, j’ai réussi à creuser un écart de près de 2 secondes que j’arrivais à maintenir. Car je savais que mon adversaire direct était occupé à défendre sa 2ème place par rapport au 3ème. Pendant ce temps,  je faisais tout mon possible pour creuser un écart et cela marchait.

Puis vers le milieu de la course, il y a eu une safety car. J’arrivais très vite dans la descente et j’étais très concentré sur la piste. Je n’ai vu la safety car qu’au dernier moment car sa sortie était très mal positionnée. L’écart que j’avais creusé était donc réduit à rien et tout le peloton est remonté. Nous étions derrière la voiture de sécurité pendant 3 tours. Une fois les feux de la voiture éteints, je savais que c’était à moi de relancer la course. J’ai ralenti beaucoup avant la chicane et j’ai réaccéléré un peu plus tard, mais j’avais trop de vitesse pour la chicane ce qui a fait que j’ai sauté sur le vibreur et que la voiture a glissé un peu de l’arrière. Je n’ai pas pu faire le départ comme je l’aurais souhaité, mais j’ai quand même pu garder un écart par rapport au deuxième. Il restait 2 ou 3 tours, j’ai donc fait le maximum pour empêcher mon adversaire de me dépasser, j’ai fermé la porte dans tous les virages et, finalement, j’ai passé le drapeau à damier en tête mais avec seulement 2 dixièmes d’avance sur mon adversaire. J’ai également eu le meilleur tour en course, en résumé le «Hat-Trick»: pole position, meilleur tour en course et la victoire. J’étais donc très content. Je suis allé sur le podium et j’ai savouré l’hymne Américain. J’ai reçu ma coupe ainsi que la couronne et le champagne, mais comme nous avions une course le lendemain, nous avons conclut de ne pas s’asperger de champagne.

Dimanche:

Après ma victoire de la veille, je voulais rééditer mon exploit. Je suis parti pour les qualifs. Malheureusement, cette fois-ci, j’ai échoué à 0.001 seconde de la pole, à peu près 4.2 cm. Ce qui est infime sur un circuit comme cela. Mais je savais que dans mon tout dernier tour, j’étais en avance de 3 dixièmes sur le meilleur temps, mais que je me suis raté à un freinage. La voiture a surviré tout le long du virage et pour éviter les graviers, j’ai dû lever le pied. En passant la ligne, j’ai vu que j’étais à 1 millième du meilleur temps. J’étais très vexé d’avoir fait cette erreur dans le dernier tour, surtout pour un millième. Ceci était à 10h30, et la course était prévue à 14h30. Pendant tout ce temps, je n’étais pas très content par rapport à ce résultat. En plus, je partais du côté sale de la piste.

A 14h20, je suis rentré en prégrille. Mais quand le tour de chauffe à été donné, j’ai été surpris de ne pas voir le 3ème sur la grille. Il était rentré au stand plus tôt pour faire ses tours d’installation, mais il avait mal calculé le temps. Quand il est rentré au stand pour faire son deuxième tour, la ligne des box était fermée et il a donc dû partir dernier une fois que tout le monde était passé. Je savais que je n’avais personne sur ma droite et que je pouvais tenter quelque chose au départ.

Cette fois-ci, les feux étaient plus longs, et j’ai un peu plus patiné que la veille, mais j’ai pris le même départ que mon adversaire direct qui avait la pole. Puis dans le deuxième virage, qui est un long droit en montée, il a voulu le passer trop vite. J’étais juste derrière un peu plus a l’intérieur, mais toujours derrière. J’ai vu qu’il avait du sous virage, puis du sur virage. Donc il devait beaucoup corriger sa voiture et je pense que il ne voulait pas perdre de temps. Il a gardé le pied sur l’accélérateur à fond et c’est ce qui lui a coûté très cher. Je l’ai vu aller sur la bordure, puis sur le gazon synthétique, puis dans les graviers. Cela l’a donc beaucoup ralenti et m’a permis de passer. Il s’est ensuite retrouvé 7ème à la fin de la ligne droite. Comme la veille, j’ai freiné à l’intérieur et ensuite j’ai commencé à creuser. Comme je savais que j’avais 3 dixièmes de mieux au tour, je l’ai utilisé, et à la mi course j’avais 3 secondes d’avance. J’ai géré la course comme cela jusque dans le dernier tour où j’ai un peu levé le pied. J’ai vu que mon concurrent également avait levé le pied. J’ai passé la ligne d’arrivée avec 2 secondes d’avance et en prime le meilleur tour en course.

Je suis monté sur le podium, et j'ai fait la même chose que la veille, mais cette fois on a pu utiliser le champagne. Mon adversaire direct au championnat qui avait fini deuxième la veille et 4ème à cette course à la suite de son erreur au premier tour perdait beaucoup ce weekend. En arrivant, j’avais 6 points d’avance, et je repars avec 25 points d’avance. J’ai fait un total de 46 points sur 48 possibles. J’étais donc très heureux, et je peux aller à Monza avec moins de pression.

Je tiens à remercier chaleureusement toute mon équipe pour tout le travail qu’ils ont fait, et surtout de me donner une voiture comme celle que j’ai eue ce weekend. Un grand merci!

M i c h a e l 

                                                       See you in Monza...


Hockenheim Races 7&8 - 19-20.06.2010

Jeudi :

 

Nous sommes arrivés la veille, car nous devions faire des tests le jeudi. La météo était très capricieuse. Il a fait sec jusqu'à 8h, et là, il a commencé à pleuvoir. Cela ne me dérangeait pas trop. La première séance de test se déroula sous la pluie. La seconde sur une piste quasiment sèche. La troisième sous la pluie de nouveau. Et enfin, la quatrième sur une piste complètement sèche. J’ai donc pu tester la voiture sous toutes les conditions de pistes possibles.

 

Vendredi :

 

Cette fois-ci la piste est restée sèche toute la journée. Il faisait très beau et très chaud. Nous avons fait toutes les séances de tests possibles, mais nous roulions toutes formules confondues. Donc, la première séance du matin, nous étions 40 sur la piste simultanément. Autant dire que pour faire un temps, c’était assez compliqué. Si on n’était pas en train  de dépasser une voiture, c’est une voiture plus puissante qui nous dépassait. Ce fut quand même une journée concluante. Nous avons trouvé  les réglages que nous voulions.

 

Samedi :

 

Pour les qualifs, il faisait beaucoup plus frais que la veille. Les qualifs étaient à 9h du matin, donc à un très bon moment pour les pneus et les moteurs. Je n’ai pu faire mieux que 3ème sur la grille. En plus de cela, nous aurions la course avec les Formule Gloria qui nous avait gênés au Nürburgring. Mais cette fois, elles n’étaient que 5 sur 12 possibles. De plus, les pilotes avaient été bien prévenu au briefing qu’il ne fallait pas nous gêner. Le premier sur la grille était 2 dixième plus rapide que moi et le deuxième, à peine quelque centièmes. J’étais assez confiant.

 

Pour la course, je partais à l’extérieur. J’étais content car le premier virage est un virage rapide. Donc on peut rester à fond, même à l’extérieur.

J’ai pris un départ plus ou moins OK.  Le 4ème a réussi à se porter à ma hauteur, mais comme j’étais à l’extérieur, je l’ai un peu serré, l’obligeant à lever le pied s’il voulait passer le virage. J’ai pu rester à fond. Au deuxième virage, cela à chauffé entre le premier et le deuxième. Ils sont un peu sortis de la piste, mais ils ont réussi à revenir. Au bout de la ligne droite, j’étais deuxième. Le troisième s’est porté à ma hauteur à l’extérieur et a freiné plus tard, se retrouvant devant moi. J’ai du freiner et le laisser passer si je ne voulais pas que l’on s’accroche. J’ai regardé dans le rétroviseur une fois le virage passé, et j’ai vu qu’une voiture était en tête-à-queue. C’était mon adversaire au championnat. Il se retrouvait donc dernier, et quelque tours plus tard, il a dû rentrer au box à cause d’un pneu crevé. Je savais donc que c’était bien pour les points au championnat. Mais j’avais un problème dans la ligne droite. Mes rapports de boite de vitesse étaient trop courts. Je touchais le limiteur beaucoup trop tôt et je ne pouvais plus avancer tandis que mes adversaires le pouvaient. Impossible de dépasser quelqu'un dans la ligne droite, ou d’empêcher que quelqu’un me passe dans la ligne droite. Et ce fut le cas. J’ai eu beau rester à l’extérieur en défendant ma ligne, il n’y avait rien à faire.

J’ai donc fait une grande partie de la course en 4ème position, et je ne pouvais qu’attendre qu’il se passe quelque chose devant pour en profiter. En plus de cela, la voiture n’allait pas comme je voulais. La météo avait changé par rapport à la veille, et le set up ne convenait plus.

J’ai limité les dégâts comme j’ai pu, en finissant 4ème, mais en sachant que mon adversaire au championnat était dernier, je n’allais pas tenter le diable, j’aurai pu tenter quelque chose dans les derniers tours, mais je ne voulais pas prendre de risques. Surtout en sachant où se trouvait mon adversaire au championnat.

 

  

Dimanche :

 

Les qualifs se sont déroulées à la même heure que la veille. Nous faisions de bons temps. Je savais que j’étais en pole jusqu'à ce que je rentre dans les stands pour faire les pressions des pneus. Quand je suis sorti, il y avait une Gloria dans le mur au premier virage, elle était très mal placée. Et donc, il y avait un drapeau jaune sur ce secteur. Mes adversaires ont continués d’améliorer leurs temps alors que sous drapeaux jaune, il est impossible de faire un meilleur temps car normalement on est censé lever le pied dans le secteur. Alors en voyant que mes adversaires amélioraient, j’ai fait de même. Je me retrouvais 3ème. A la fin de la qualif, j’ai expliqué ce problème à mon team manager qui a été voir la direction de course pour s’expliquer. Quelques heures plus tard, nous avons reçu le nouveau plan de grille. J’étais deuxième à 6 millièmes de la pole. Au moins, nous avions gagné une position.

 

Pour la course, je partais cette fois sur le côté intérieur de la piste. Et avant le départ je suis allé voir un ami qui m’a donné des conseils pour faire un très bon départ.

Sur la grille, je les ai suivi. Au moment où les feux se sont éteints, j’ai pris un départ canon. Mon adversaire au championnat, qui avait la pole, a un peu raté son départ, ce qui encore amplifié le mien. Au deuxième virage, je n’ai même pas eu besoin de défendre ma ligne car j’avais assez d’avance. J’ai fait le premier tour en tête. Puis dans le deuxième tour, le pilote derrière moi m’a pris l’aspiration et s’est porté à ma hauteur. Cette fois, nous avions changés les rapport de boîte. Je pouvais avoir une meilleur vitesse de pointe, mais quand je n’avais personne devant à qui prendre l’aspiration ce n’est pas très utile. Au moins je n’étais plus au limiteur. Alors que le pilote derrière moi a réussi à me prendre l’aspiration, il m’a dépassé au bout de ligne droite. Je me suis retrouver deuxième pendant quelques tours, puis après, j’ai bien négocié le virage avant la ligne droite et j’ai réussi à lui faire le même coup. Je me retrouvais de nouveau en tête. Pendant les 3 ou 4 tours suivants, il a réessayé la même chose dans la ligne droite, mais j’avais compris. J’ai réussi à adapter mon freinage et à l’empêcher de passer. A un moment, il a fait une faute dans la Sachs Kurve, et a été déventé par mon aileron. Ceci m’a donné un trou d’environ 6 à 7 dixièmes. Ce  qui l’a privé de mon aspiration en ligne droite. Il ne pouvait plus rien tenter. J’ai commencé à creuser un écart assez considérable. Au passage je me suis emparé du meilleur temps en course. J’ai passé la ligne d’arrivée en vainqueur avec 2.7 secondes d’avance sur le deuxième qui, cette fois, était mon adversaire au championnat. Il avait tenté un dépassement à haut risque au bout de la ligne droite dans les derniers tours pour tenter de s’emparer de la deuxième place.

Au moment de passer la ligne d’arrivée, je suis passé le long du muret des stands pour saluer mon équipe, et j’ai vu qu’un drapeau Américain était agité au muret, juste derrière mon panneau. C’était mon mécanicien qui avait apporté un drapeau Américain et qui l’a agité à mon passage. J’étais très touché. Après le tour d’honneur, je suis rentré au stand et j’ai sauté dans les bras de mon team manager. Ils avaient vraiment beaucoup travaillé sur la voiture et cela se sentait. Elle était vraiment très agréable à piloter.

Je suis monté sur le podium avec le drapeau autour du cou. Malheureusement, l’organisation s’est trompée d’hymne et a joué celui de la Suisse et non l’américaine.

 

Je suis actuellement en tête du championnat, et j’ai eu une très belle victoire. Je suis très content et je voudrais remercier chaleureusement mon team pour tout cela. Ils ont fait un gros travail sur la voiture.

 

 

M i c h a e l 

 

 

 

C'est toujours important d'avoir des amis sur place pour m'encourager et me soutenir.

                                                    Un grand merci Dean!

 


Most Races 5&6 - 22-23.05.2010

Jeudi :

 

Nous sommes arrivés la veille de cette journée par avion. Nous avions rendez-vous à la piste à 8h pour faire le tour à pied. Mais l’organisation ne voulait pas qu’on le fasse le matin. On l’a donc fait le soir. J’avais déjà regardé pas mal de vidéos sur ce circuit pour voir où étaient les virages et comment les prendre. J’ai énormément roulé ce jour là, pour bien assimiler le circuit. On n’a pas tenté de faire de nouveaux réglages sur la voiture, mais on a mis des pneus neufs en milieu d’après-midi. J’étais vraiment très rapide avec ces pneus. A la fin de la journée, j’ai été faire le tour du circuit avec mon équipe pour peaufiner mes virages et voir comment les passer.

 

Vendredi :

 

On avait également rendez-vous à la piste à 8h, car la première séance était à 9h. Cette journée, nous avons moins roulé. En plus, il y avait beaucoup plus de monde car nous roulions toutes monoplaces confondues. Donc ce fut très difficile d’avoir un tour de libre pour pouvoir faire un bon temps. La piste était plus lente et glissait plus car il y avait beaucoup de différent type de pneus entre les Renault, les F3, et d’autres… Quand nous avons mis des pneus neufs, nous étions un peu plus lents que la veille, mais la piste aussi était plus lente, et il était dur de trouver un trou pour pouvoir faire un temps.

 

Samedi :

 

La première qualif était à 9h, on a donc chaussé les pneus neufs et j’ai tenté de faire mon max. Mais le premier était vraiment très rapide et hors d’atteinte avec 4 dixièmes d’avance alors que les deux jours précédents nous étions les plus rapide avec 4 dixièmes. Je n’ai pas pu faire mieux que le 3ème temps, mais vraiment proche de celui du deuxième. Mon équipe a quand même décidé de changer un peu le set up après avoir vu l’état des pneus et les informations que je leurs apportaient. Ils ont travaillé comme des fous et le set up a vraiment mieux marché.

 

Pour la course, je partais sur le côté gauche de la piste. Une fois notre tour de formation terminé, on se repositionne sur la grille et la direction de course nous montre un panneau 5 secondes. Une fois ces 5 secondes écoulées, les lumières s’allument et reste entre 4 et 7 secondes. Or cette fois-ci, elles ne sont restées que 5 dixièmes de seconde… J’ai donc été surpris de cela, mais j’ai quand même pris un relativement bon départ. Je n’ai pas perdu de temps sur les deux pilotes devant. Le 4ème a pris un excellent départ et m’a dépassé. Il  allait dépasser le deuxième aussi, ce dernier l’a serré fort contre le mur, mais il a quand même réussi à passer. Au freinage, le pilote qui s’était fait dépasser est monté sur la roue arrière de celui qui l’avait dépassé. Celui qui est monté sur la roue de l’autre pilote a perdu son aileron avant, mais il a également endommagé l’aileron arrière de l’autre pilote en lui montant dessus. Un autre pilote a profité de cette situation pour s’enfiler à l’intérieur et à nous passer. J’étais donc 4ème à ce moment là. Le pilote qui a perdu son aileron avant a terminé au fond du classement alors que c’est lui qui était en tête au championnat. Puis au fil de la course, j’ai pu remonter sur le pilote qui avait l’aileron arrière endommagé. Mais il était endommagé de sorte qu’il était incliné sur le côté droit et un peu sur l’avant. Je me faisais déventer à chaque fois en arrivant dans la ligne droite, et aucun moyen de prendre l’aspiration car elle ne fonctionnait pas en raison de son aileron défectueux. J’ai pourtant tout essayé… Mais sans aspiration et en étant déventé, impossible de passer. En plus, ce circuit ne permet des dépassements que dans la ligne droite avant la chicane. J’ai terminé cette course 4ème, mais à ce moment là, j’étais en tête du championnat avec 5 points d’avance.

 

Dimanche :

 

Pour les qualifs, pas grand-chose de différent par rapport au première qualifs. Je partais encore 3ème et le premier avait encore 3 dixièmes d’avance. Mais les temps des pilotes derrière moi étaient très proches de moi. Je partais dans la même position que la veille.

 

Alors que j’étais sur la grille de départ, prêt pour mon tour de formation, quand j’ai démarré et quitté la ligne de départ,  j’ai entendu un énorme "clac". Pendant le tour,  j’ai essayé plusieurs fois d’appuyer à fond sur l’embrayage et en même temps sur les gaz pour faire monter les tours moteurs, mais au lieu de cela, la voiture avançait. J’ai fait ce test 5 ou 6 fois. Je me suis rendu compte que c’était l’embrayage qui avait cassé. Et j’ai dû faire un choix. Soit je tentais d’aller sur la grille de départ et j’allais caller. J’aurais pu redémarrer au moment des lumières et partir à très bas régime, ce qui aurait été très dangereux, non seulement pour moi, mais pour le reste des pilotes. Soit je rentrais au stand, et je tentais de prendre le départ depuis là.

Au dernier moment, j’ai pris l’entrée des stands. Je me suis arrêté devant mon box. Mon team manager a accouru vers moi et m’a demandé ce qu’il se passait. Je lui ai expliqué le problème, et il m’a dit, part des box, va aux feux et part derrière le peloton. Mais une fois que je suis sorti des pits, j’avais au minimum 300m de retard sur le dernier. Au fil de la course j’ai réussi à remonter et à dépasser les concurrents sans aucun problème, y compris le pilote que je ne pouvais pas dépasser la veille. Je l’ai fait sans aucun problème. Cette fois-ci il avait l’aileron correctement positionné et j’ai pu prendre l’aspiration. J'ai fait mon maximum durant cette course et en partant 11 alors que je devais partir 3, j’ai réussi à remonter 5. Le seul problème c’est que l’autre pilote en a profité pour reprendre la tête du championnat avec 4 points d’avance.

 

Un week-end où l’ensemble de mon team a vraiment travaillé comme des fous, et où j'ai énormément roulé. Beaucoup d’efforts pour pas grand chose. Mais c’est la faute à pas de chance. Nous prendrons notre revanche à Hockenheim. Et je tiens encore à remercier mon équipe pour tout le travail accompli.

 

M i c h a e l 

   

 

                                                             I will be there...

 


Nürburgring Races 3&4 - 1-2.05.2010

 

Jeudi

 

Nous sommes arrivés la veille, car le trajet jusqu’au Nürburgring est assez long, environ 6h. Arrivés à l’hôtel, nous avons passé une soirée assez calme.

Le lendemain, nous avions rendez-vous à 9h au circuit. Nous avons fait le tour du circuit à pied car il n’y avait aucune séance le matin. J’ai vraiment pu analyser les virages, les montées et descentes du circuit. C’est vraiment autre chose que de le redécouvrir en voiture. On comprend mieux certaines subtilités dans certains virages.

Une fois le tour effectué, qui nous a quand même pris environ 1h, nous sommes rentrés au box et avons mangé quelque chose car la première séance était vers 14h.

Je me suis tout-de-suite vraiment senti à l’aise sur ce circuit. Malheureusement, l’année passée, je n’ai pas eu beaucoup de chance sur ce circuit. Cette fois ci, je la sentais bien. La voiture allait bien et le nouveau revêtement du circuit était magnifique.

La deuxième séance, j’ai tenté de pousser un peu plus et j’étais très rapide. Mes concurrents étaient à plus de 8 dixièmes derrière. Je ne savais pas trop pourquoi d’ailleurs. Tout le reste du plateau était à plus de 1 seconde. Nous avons revu les vidéos et les datas et vu les points à améliorer.

 

Vendredi

 

Aujourd’hui nous avions rendez-vous plus tôt car la première séance des deux séances que nous avions était à 8h30. Je me suis tout-de-suite mis dans le bain et j’ai roulé. Rien de très spécial pour ces tests. La même chose pour la séance à 16h30. La voiture était toujours très bien. Je me sentais vraiment à l’aise. A la fin de la journée, mes concurrents se rapprochaient un peu, mais étaient toujours 5 dixièmes derrière.

 

Samedi

 

Les qualifs étaient tôt également, vers 8h30. La veille on avait testé les pneus neufs pour voir le comportement de la voiture et si on devait ajuster les réglages. Je suis parti pour faire ma séance d’essais, et cela se présentait bien. Tout était bien. Nous étions deuxième sur la grille de départ.

Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que l’organisation nous avait mis avec les formules Renault et les Gloria, qui sont des voitures plus puissantes. Il y aurait donc un premier départ avec les Renault et les Gloria, puis environ 20 secondes plus tard, ce sera à nous. On n’était pas très content de cette situation, mais on n’avait pas le choix.

Une fois le départ donné, j’ai réussi à conserver ma position malgré le fait qu’au premier virage, il y avait un double drapeau jaune, donc interdiction de dépasser. Au même moment un concurrent se porte à ma hauteur. Je n’allais pas le laisser passer et il n’avait pas à me passer non plus. Au final, je suis resté à l’intérieur et j’ai pu conserver ma position.

Durant toute la course, j’étais deuxième, mais dans les 3 derniers tours, un de mes concurrents commençait à se rapprocher dangereusement. En plus de cela, les Renault commençaient à nous rattraper et à nous dépasser. Quand on est en pleine bagarre pour tenter de protéger sa position, ce n’est vraiment pas facile de faire attention aux Renault également. Puis dans le dernier tour, une Renault a voulu me dépasser dans un virage où il est très difficile de dépasser. Je me suis retrouvé à l’extérieur du virage, en dérapage. La Renault à l’intérieur en dérapage et mon concurrent derrière la Renault. Je me suis dit, si la Renault me dépasse là, l’autre va aussi en profiter. J’ai donc tout tenté pour garder ma place et la Renault m’a ensuite dépassé dans la ligne droite, là où elle aurait dû le faire en premier lieu. J’ai pu conserver ma position jusqu’à la ligne d’arrivée, mais cela a été serré.

 

Dimanche

 

On a eu les qualifs sous la pluie, ce qui ne me dérangeait pas trop. Mais ce qui me dérangeait plus, c’est que nous roulions encore avec les Renault et les Gloria. Les qualifs se sont plutôt bien passées jusqu’à ce que dans le dernier tour, où je sais que j’aurais fait mon meilleur temps, et peut-être même la pole, je me suis fait gêner par une Gloria durant tout le tour. J’étais vraiment furieux contre cette voiture, mais j’ai également appris, quand je suis passé sous la ligne de chronométrage, qu’il me restait encore 2 secondes au temps réglementaire. Mais apparemment l’ordinateur de l’organisation en à pensé autrement et a compté mon dernier tour comme un tour de rentrée au stand. De toute manière, il n’était pas compté.

Je partais 3ème, ce qui n’est pas si mal, à 11 millièmes du deuxième.

 

Pour la course, il a fait sec et plus ou moins beau le reste de la journée. Mais la course était à 16h30. Environ 30 minutes avant le départ, on a eu une énorme averse qui a complètement détrempé la piste. L’averse s’est terminée une fois que nous étions sur la pré-grille et,  directement après, le soleil est sortit, ainsi que le vent. On voyait que quand on était sur la ligne de départ, la piste était en train de sécher. On a eu la même procédure de départ que la veille, mais les premiers tours étaient difficiles car la piste était détrempée.

Dans le premier tour, je me suis fait dépasser par un de mes concurrents et je me suis retrouvé 3ème. A la chicane, en bout de ligne droite, le premier a raté le freinage et est sorti à la chicane ce qui m'a permis de repasser 2. Puis, j’ai réussi à bien négocier le dernier virage pour la ligne droite et j’ai pu prendre l’aspiration du pilote devant moi. J’ai ensuite fait un freinage très tardif à l’extérieur du virage et c’est à ce moment là que j’ai pu le passer. J’ai réussi à ré accélérer et à être à l’intérieur pour le virage suivant. Ceci m’a permis de me retrouver en tête de la course pendant un bon moment. Mais le concurrent qui avait loupé le virage de la chicane a réussi a remonter et a me passer. Je n’ai rien pu faire. Il allait plus vite que moi, j’ai donc fait le reste  de la course en deuxième place. Au fil de la course,  la piste séchait à une vitesse incroyable. On avait du mal à trouver de l’eau sur la ligne droite pour rafraîchir les pneus. Puis, encore une fois, dans les 2 derniers tours, on rattrapait les Gloria. Et un de mes concurrents était vraiment très, très proche de moi. En plus de cela, les 3 premiers, nous avons fait un tour de plus que le reste du peloton car la course est de 25 minutes+1 tour. Lorsque nous sommes passés sous le panneau, il restait 6 secondes. En bout de ligne droite mon concurrent m’a passé. Je voulais prendre l’extérieur et être à l’intérieur pour le prochain virage, mais il a réussi à ré accélérer plus tôt et à me serrer. Si je n’avais pas levé le pied, j’aurais perdu mon aileron avant. Donc une 3ème place, c’est mieux que rien. J’ai tout essayé dans le dernier tour. La piste était quasiment sèche, mais rien à faire. En plus de cela, les Gloria ne nous ont pas facilité la tâche. Elles étaient à 500m les unes des autres et quand elles voient 2 voitures roues dans roues, elles ne laissent même pas passer. Mon concurrent a réussi à en passer une dans la ligne droite avant la chicane et je voulais faire la même chose, mais la Gloria a fermé la porte et je n’ai pas pu passer et tenter quelque chose dans le dernier virage. Une nouvelle fois, j’étais vraiment furieux contre ces voitures et surtout contre ces pilotes qui ne respectent pas les drapeaux bleus.

 

Mais bon, une deuxième place et une troisième place, je suis encore très content. 4 courses et 4 podiums, on ne l’aurait même pas imaginé l’année passée…

 

M i c h a e l 

 

 

                                                                 Shower time...


Hockenheim Races 1&2 - 17-18.04.2010

 

Jeudi

 

Nous sommes partis le jeudi matin pour arriver en début d’après-midi, car nous avions une séance d’essai libres en fin d’après-midi. Une fois les 4h de route parcourues, et un peu de temps passé dans le paddock, j’ai pris place dans la monoplace pour ma séance d’essai. J’avais déjà été faire deux tests sur ce circuit cette saison, et cette fois, j’ai remarqué que pour nous empêcher de déborder et de passer par-dessus le vibreur du premier virage, l’organisation avait placé une sorte de bosse de l’autre côté, à l’extérieur du vibreur, donc si on le touchait, on décollait.

J’ai fait très attention de pas le toucher, mais avec le grip que j’avais, je passais vraiment vite et j’avais largement la place de ne pas le toucher, donc cette bosse ne me gênait absolument pas. Elle ne servait à rien.

Une fois la séance de test terminée, j’avais fait un temps assez bon, compte tenu de l’état des pneus que j’avais. Ils n’étaient pas neufs, mais pas trop usé non plus.

 

Vendredi

 

Du fait de la manifestation, Hockenheim Historic Revival in the memory of Jim Clark nous avions un horaire très précis et exceptionnellement nous faisons les qualifs le vendredi et les courses le samedi et le dimanche.

La première qualif était a 8h30 du matin. La piste était vraiment très fraîche. Le temps,  idéal pour les moteurs, encore relativement frais. J’ai réussi à faire mes tours de qualif sans être gêné, je n’avais personne devant ni personne derrière. J’ai donc pu vraiment attaquer un max. J’ai fait un temps vraiment très  rapide, et grâce à celui-ci, j’ai réussi à avoir la pole. La première pole de ma carrière. J’étais donc vraiment très content.

 

Du fait de toutes les autres catégories, la deuxième qualif avait lieu à 17h30 en fin de la journée. J’ai donc passé ma journée à me promener dans le paddock et voir la Boss GP, qui regroupe toutes les F1 de l’époque jusqu'à 2003 environ. Il y avait même les F1 Arrows. J’en ai donc pris plein les yeux et les oreilles.

 

Pour la deuxième qualifs, la piste glissait déjà un peu plus que le matin, du fait des différents pneus des autres voitures et de la température de la piste qui avait augmentée. Cette fois-ci, dans mon dernier tour et le plus rapide, j’ai été gêné dans la dernière portion du circuit, dans les deux derniers virages. J’ai été déventé par la voiture qui était devant moi, j’ai sous-viré et j’ai dû lever le pied. J’ai perdu quelques dixièmes et j’ai raté la pole pour 1 dixième. Mais une deuxième place, ce n’est pas mal non plus.

Pour ce premier week-end, je partais en première ligne pour les deux courses.

 

Samedi

 

Première course de la saison, et en pole, alors un gros stress. La première course se déroulait à 13h30, bien plus tard que la première qualif. Durant le tour de formation, j’ai vu qu’il y avait des taches d’huiles sur la piste causées par des voitures historiques qui avaient cassés des moteurs. Il y en avait dans le premier virage, à la Mercedes Arena et dans les deux derniers virages. Au moment du départ, cela fait quand même très bizarre d’attendre aussi longtemps que tout le monde se place sur la grille et que le starter donne le départ. J’ai beaucoup patiné au départ et je me suis retrouvé 4ème à la fin du premier tour. Et cette fois-ci la piste était très glissante… et là, je peux dire que la bosse qui se trouvait au premier virage faisait effet. Dans le deuxième tour, le pilote devant moi a décollé sur la bosse et s’est presque retrouvé dans les pneus au fond, mais il a réussi à revenir sur la piste en me coupant bien la route, et je savais qu’il l’avait fait exprès. Je n’ai pas du tout apprécié. Si je n’avais pas levé le pied, on s’accrochait. Ensuite, au fil des tours, j’avais dépassé le 4ème et j’étais troisième. J’ai passé toute la course derrière le deuxième à mettre la pression, il y avait toujours moins de 5 dixième entre lui et moi. Et dans le dernier tour, au deuxième virage, il a fait un tête-à-queue. Je n’ai eu pas d’autre choix que de passer derrière lui alors qu’il continuait de reculer, son train arrière est passé à environ 15 cm du mien. J’ai même dû sortir un peu de la piste, puis revenir, mais j’avais suffisamment d’avance sur mes adversaires pour ne pas être gêné car j’avais bien creusé l’écart. J’étais persuadé que j’avais passé la ligne en deuxième position, mais ce n’est que dans le bus qui nous ramenait au podium que l’on m’a annoncé que j’étais premier. Apparemment, le premier s’était écrasé dans le premier virage après avoir décollé sur la bosse et avoir tapé les pneus à 195 km/h. Plusieurs autres pilotes ont décollés sur cette bosse et un a faillit très mal tourner. Il a décollé et s’est retrouvé à la verticale pour ensuite s’écraser dans les pneus. Suivi un tour plus tard par un autre pilote.

Une fois arrivé au podium, cela ne faisait que quelques minutes que je savais que j’étais premier, et en sortant du bus, mon team est venu me féliciter avant que je monte pour aller sur le podium. Une fois en haut, on a attendu un petit moment. C’est là que on a eu le droit aux interviews de journalistes et aux photos, etc. Une fois le speaker sur place, on a pu commencer la cérémonie. C’était la première fois que je pouvais monter sur la plus haute marche du podium et avoir le droit d’entendre l’hymne national des USA ainsi que de recevoir la couronne de lauriers. Cela faisait très longtemps que j’attendais ce moment et c’était un moment exceptionnel. J’ai appris par la suite que cela faisait plus de 3 ans que l’on n’avait pas entendu l’hymne américain à Hockenheim. On s’est mit d’accord avec les autres pilotes de ne pas s’asperger de champagne car nous avions encore une autre course le lendemain et une seule combinaison. On a donc aspergé le champagne vers les spectateurs. Une fois cela fait, je suis redescendu, la couronne de lauriers autours du cou, la coupe dans une main, et la bouteille de champagne dans l’autre pour en offrir au team qui l’avait grandement mérité aussi. J’ai eu droit à une interview de la télévision et à des demandes d’autographes, donc ce fut un moment très spécial pour moi. Ce soir là, je suis allé me coucher avec quelque chose que je n’avais jamais eu, et c’était vraiment génial.

 

Dimanche

 

Après la victoire de la veille, il fallait remettre cela. Cette fois-ci je partais en deuxième position, mais à l’endroit où je devais me placer, environ un mètre derrière, il y avait une énorme tache d’huile. Quand je suis venu me poser après mon tour de chauffe, pour éviter cette flaque, je me suis mis un peu plus en travers, et j’ai encore pas mal patiné au départ ce qui a permis à 3 concurrents de passer. Un au départ, un au premier virage et un au deuxième. Cette fois je me suis retrouvé 5ème à la fin du premier tour. Mais le pilote devant moi a bien décollé sur la bosse du premier virage sans toucher les pneus et il a pu revenir sur la piste. Avec le manque de vitesse qu’il avait, j’ai pu le passer au deuxième virage. Puis je suis resté environ 4 ou 5 tours derrière le troisième qui me bouchonnait pas mal. Je perdais du temps derrière mais je n’étais pas assez près dans la ligne droite pour lui prendre l’aspiration. Dans les deux derniers virages, je me faisais tout le temps déventer et je ne parvenais pas à me rapprocher. Lors du 4ème ou 5ème tour, il a loupé son freinage à la Sachs curve, et j’ai pu me rapprocher. J’étais à environ un mètre de lui, donc un gros risque de me faire déventer. J’ai laissé un peu d’espace dans l’avant dernier virage car je savais qu’il m’avait vu remonter alors il allait essayer de passer plus vite dans ce virage et automatiquement sous-virer ce qui me permettrait de revenir juste derrière lui pour le dernier virage. Même si je me faisais déventer, cela irait encore car il y avait pas mal de bordures sur laquelle je pouvais passer si je sous-virais. Je me rapprochais vraiment dans la ligne droite des stands, mais pour ne pas faire la même erreur que la veille, juste avant que le pilote devant moi ne fasse son tête-à-queue, j’étais tellement proche que je prenais son aspiration et je n’avais plus aucun appui pour le premier virage. Je suis partis large et j’ai dû freiner pour ne pas prendre la bosse et cela lui a permis de reprendre 50m. Au deuxième virage, il a fait son tête-à-queue. Alors cette fois-ci, je lui ai laissé un peu d’espace, et j’ai très bien négocié mon deuxième virage en prenant large à l’entrée et pouvoir réaccélérer plus tôt et plus fort pour avoir le maximum de vitesse dans la longue ligne droite. Et cela a marché. J’ai réussi à lui prendre l’aspiration et je me suis porté à sa hauteur, et je l’ai dépassé à l’épingle au bout de la ligne droite. Une fois qu’il était derrière, j’ai pu cravacher pour essayer de rattraper le deuxième mais il devait avoir 5 a 6 seconde d’avance et il me restait environ 5 tours. A la fin de ces 5 tours, il lui restait 1.9 seconde au drapeau à damier, mais la course était finie. J’étais vraiment bien remonté, à presque 1 seconde par tour, mais cela n’a pas suffit. Une troisième place, ce n’était déjà pas mal. Deux podium en un week-end, c’était du jamais vu pour moi et impossible l’année passé avec la voiture et le team que j’avais. On était en moyenne à 1.5 seconde du premier par tour à cause de cette voiture. On arrivait péniblement dans les 10 et là je suis sur le podium le même week-end aux deux courses. Donc cette fois nous avons pu dignement fêter le podium avec le champagne et s’asperger comme il se devait.

 

Ce fut un week-end magnifique et magique. Entre autre avec toutes les voitures historiques et les anciennes F1 qui étaient là, et surtout ma victoire samedi et ma troisième place dimanche. Je ne dois pas cette victoire qu’à mon pilotage, mais en grande partie aussi au team qui a su me préparer et me donner la voiture qui m’a permis de faire ce résultat. Donc,  un GRAND merci à toute l’équipe Jo Zeller Racing, aux mécaniciens et au team manager ainsi qu’à mon coach M. Jean-Louis Burgnard de Griffon Technologies pour ce super et inoubliable week-end.

 

 

M i c h a e l 

 

 

                                                                   Feels good...